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Confort de 1955, Performance de 2026 : La DS Divine Concept réinvente le « tapis volant »

Cette berline de luxe néo-rétro fusionne l’héritage de la « Déesse » (design fastback, roues carénées) avec des technologies modernes, dont une suspension active prédictive et des motorisations hybrides ou à hydrogène pour recréer le « tapis volant » avec une performance de plus de 500 ch.

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Le 6 octobre 1955, sous la verrière du Grand Palais à Paris, le monde de l’automobile bascule. Ce n’est pas une présentation ; c’est une sidération. La Citroën DS 19 n’est pas une voiture, c’est un objet venu d’ailleurs. En une journée, 12 000 commandes sont signées. En une journée, tous les autres constructeurs automobiles de la planète ont l’air d’avoir dix ans de retard.

L’onde de choc ne vient pas seulement de sa ligne de squale, dessinée par le génie Flaminio Bertoni. Elle vient de ce que l’on ne voit pas. Conçue par l’équipe d’André Lefèbvre, la DS est un manifeste technologique roulant : freins à disque (une première en série), boîte de vitesses à commande hydraulique, direction assistée Diravi, et surtout, la suspension hydropneumatique.

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C’est là que naît le mythe du « tapis volant ». La DS flotte. Elle absorbe les imperfections de la route avec une grâce qui reste, aujourd’hui encore, presque inégalée. Elle maintient son assiette constante, qu’elle soit vide ou chargée. Elle pouvait rouler sur trois roues. C’était une voiture qui donnait la priorité absolue au confort de ses occupants, une philosophie qui plaçait l’ingénierie humaine au service d’une sérénité totale.

Avance rapide de 70 ans. Le monde a changé. Le luxe se définit moins par le confort ouaté que par la performance technologique, la connectivité et, trop souvent, par la brutalité d’un 0 à 100 km/h en 3 secondes. Comment, alors, réincarner l’esprit de la DS ? Comment traduire cette philosophie de « tapis volant » dans une ère de performance pure ?

C’est la question à laquelle Eduardo Benz répond avec son dernier concept numérique : la DS Divine 2026 Concept. Et sa réponse est… époustouflante.

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Le Design Extérieur

Chez Eduardo Benz Design, nous croyons que l’héritage ne doit pas être un fardeau, mais un tremplin. La DS Divine Concept l’illustre parfaitement. La première vue, de face, est un choc. L’identité est là, mais transfigurée. Le « nez de requin » est plus bas, plus affûté, presque agressif. La calandre intègre un logo DS modernisé (un clin d’œil à la marque DS Automobiles actuelle), mais ce sont les optiques qui captivent. Les doubles phares ronds, hommage direct aux DS post-1967 et à leurs phares directionnels, sont réinterprétés avec une technologie LED matricielle. Ils ne tournent plus mécaniquement ; ils éclairent la courbe avant même que le volant ne tourne.

Vue de face de la DS Divine Concept, une berline néo-rétro blanche, roulant dans l'eau, montrant ses phares ronds à LED et sa calandre moderne.
Le « nez de requin » réinventé : la DS Divine Concept affirme son héritage tout en fixant l’avenir.

Mais c’est de profil que la filiation devient évidente. La ligne de toit est un arc parfait, ininterrompu, qui plonge vers une poupe fuyante. C’est du pur Bertoni. Les poignées de porte affleurantes et l’absence de montant central visible lissent la carrosserie comme une pierre polie. Et puis, il y a le détail qui tue : le carénage partiel des roues arrière. C’est l’ADN même de la DS. Un choix aérodynamique à l’époque, devenu ici une déclaration stylistique audacieuse, encadrant des jantes surdimensionnées qui ancrent la voiture au sol.

Vue de profil de la DS Divine Concept blanche, montrant sa ligne de toit fuyante, son toit noir contrastant et le carénage partiel de la roue arrière.
La silhouette iconique. Le carénage arrière et le pavillon flottant sont une signature intemporelle, ici magnifiée.

L’Intérieur

Si la DS de 1955 était un salon bourgeois avec son volant monobranche et ses fauteuils moelleux, la DS Divine Concept est un lounge de jet privé. Eduardo Benz a imaginé un sanctuaire de luxe minimaliste. L’image de l’habitacle révèle une planche de bord d’une blancheur immaculée, qui semble flotter. Le cuir matelassé en « point perle » (signature de la marque DS moderne) recouvre les sièges et les contre-portes, contrastant avec des touches de métal poli.

Vue intérieure de la DS Divine Concept, montrant un tableau de bord blanc minimaliste, un grand écran d'infodivertissement et des sièges en cuir blanc matelassé.
L’habitacle de la « Divine » : un luxe épuré où la technologie s’efface au profit du confort et de l’espace.

L’instrumentation est entièrement numérique, fusionnée en un large écran central qui gère à la fois la conduite et l’infodivertissement. Le volant, bien que plus conventionnel, est une sculpture en soi. L’espace est roi, et la lumière inonde l’habitacle grâce au toit panoramique intégral, visible sur les vues aériennes. C’est la traduction moderne du « confort » : non plus seulement la souplesse, mais l’espace, le silence et l’ergonomie intuitive.

L’Arrière-Garde et la Performance

L’arrière d’une DS a toujours été aussi distinctif que l’avant. La Divine Concept ne déçoit pas. La lunette arrière concave est un lointain écho, mais la modernité prend le dessus avec un bandeau lumineux ultra-fin qui traverse toute la poupe. C’est élégant, statutaire.

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Vue de trois-quarts arrière de la DS Divine Concept, mettant en valeur le bandeau lumineux à LED, les quatre sorties d'échappement et la forme fastback.
Une poupe sculpturale. Le fin bandeau lumineux contraste avec la puissance brute suggérée par les quatre sorties d’échappement.

Mais sous cette ligne gracieuse, le message change. Là où l’originale cachait un modeste quatre cylindres, ce concept affiche fièrement quatre sorties d’échappement chromées, intégrées dans un diffuseur en carbone. Ce n’est plus seulement un « tapis volant » ; c’est un tapis volant à réaction.

Vue de dessus de la DS Divine Concept, montrant le toit panoramique en verre noir sur toute la longueur et la forme aérodynamique de la carrosserie blanche.
Vue du ciel : le toit en verre intégral transforme l’habitacle en un lounge lumineux, fusionnant l’extérieur et l’intérieur.

Sous le Capot

Nous y voilà. Comment motoriser un tel engin ? Une propulsion 100% électrique semblerait facile, mais elle trahirait l’âme Grand Tourisme de cette berline. Pour un long trajet Paris-Deauville, les passionnés veulent de l’autonomie, du caractère et le son d’une mécanique noble.

La solution est donc l’hybridation. L’alchimie parfaite entre le « tapis volant » et la performance. Imaginez :

  1. Mode « Urbain » (Électrique) : La voiture glisse en silence absolu, propulsée par des moteurs électriques avant et arrière. Le confort de la DS de 1955, mais sans un bruit de moteur.
  2. Mode « Grand Tourisme » (Hybride) : Le moteur thermique s’éveille. Un V6 bi-turbo, peut-être, ou un 4 cylindres haute performance dérivé de la compétition (comme chez Peugeot Sport). Les deux systèmes travaillent de concert pour offrir plus de 500 chevaux et une traction intégrale.

Mais la vraie magie serait la suspension. Oubliez l’hydropneumatique et son liquide LHM. Place à une suspension active prédictive. En utilisant la caméra frontale pour lire la route, chaque amortisseur s’ajuste en millisecondes avant de heurter l’imperfection. C’est la suspension « Active Scan » de DS, mais poussée à son paroxysme.

Gros plan sur la jante en alliage bicolore de la DS Divine Concept, avec un logo DS central, montrant les freins à disque haute performance derrière.
La technique au service du style. Derrière les jantes complexes se cachent des freins haute performance et, on l’imagine, une suspension active prédictive.

Propositions de Motorisations (Hybride & Hydrogène)

Type de MotorisationMoteur ThermiqueMoteurs ÉlectriquesPuissance Combinée (Est.)Philosophie
Hybride Rechargeable (PHEV) – « Performance »4 Cyl. 1.6L Turbo1 (AV) + 1 (AR)360 – 400 chL’équilibre sport-confort, dérivé de la 508 PSE.
Hybride « Grand Tourisme » (HEV) – « Prestige »V6 3.0L Bi-Turbo1 (intégré boîte)500 – 550 chLa vraie « GT » à la française, pour rivaliser avec la Panamera.
Pile à Combustible (FCEV) – « Avant-Garde »Hydrogène2 (AV) + 1 (AR)~450 ch (Couple instantané)L’héritier spirituel : 0 émission, ravitaillement rapide, technologie de pointe.

Vision du Marché

Ne nous voilons pas la face. Un tel véhicule, s’il était produit, ne serait pas pour tout le monde. La DS Divine 2026 d’Eduardo Benz est un « Halo Car », un porte-étendard. Elle viendrait chasser sur les terres des Porsche Panamera, Mercedes-AMG GT 4 portes et Audi RS 7.

Avec un tel niveau de finition, de technologie (suspension active, V6 hybride) et ce design exclusif, le prix dépasserait allègrement la barre des 150 000 €, la plaçant fermement dans le segment du très haut de gamme.

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La Route Devient Seconde

En 1955, la DS a rendu la route secondaire en l’effaçant grâce à son confort. En 2026, la DS Divine Concept d’Eduardo Benz rendrait la route secondaire en la maîtrisant totalement. C’est une fusion magistrale du confort souverain de l’originale et de la performance exigée par l’époque moderne. Ce n’est pas seulement un hommage ; c’est une résurrection. Une déclaration que oui, le « tapis volant » peut, et doit, avoir un avenir à très haute performance.

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