SUIVEZ-NOUS

ASTUCES & CONSEILS

4 cylindres ou V6 ? Le choix impossible pour la 504 Cabriolet

Il n’y a pas de mauvais choix. Le 4 cylindres 2.0L injection est le choix de la raison et de l’équilibre. Le V6 PRV est le choix de la passion, du couple et de la rareté,

Publié

sur

C’est l’une des plus belles lignes jamais sorties du crayon de Pininfarina. Une icône d’élégance française, pure, sans artifice, née en 1969. La Peugeot 504 Cabriolet est un chef-d’œuvre. Mais sous cette robe spectaculaire, une question divise les collectionneurs depuis près de 50 ans et fait flamber les enchères : faut-il privilégier l’équilibre du 4 cylindres ou la noblesse du V6 ?

Ce n’est pas un simple choix de motorisation. C’est un dilemme philosophique, un débat qui définit deux façons de vivre cette icône.

Publicité

L’Option 4 Cylindres : La Pureté et l’Équilibre

Soyons clairs : lorsque nous parlons du 4 cylindres, nous pensons surtout à la version 2.0 litres à injection Kugelfischer (Type XN2). Oubliez le premier 1.8L à carburateur, trop juste. Avec ses 104 à 106 chevaux, le 2.0L n’est pas un foudre de guerre, mais il est le moteur de la raison… et de l’agilité.

C’est le choix des puristes. Pourquoi ? L’équilibre.

Le bloc 4 cylindres, plus léger, repose sur le train avant sans le surcharger. La voiture conserve l’agilité et la précision voulues par Pininfarina. La direction est plus légère, l’entrée en courbe plus franche. C’est une voiture qui se conduit avec finesse. Sa fiabilité légendaire et son entretien (relativement) simple en font le compagnon idéal pour la balade dynamique. C’est l’essence même de la « GT » à la française : le style avant la performance brute.

Publicité
Une Peugeot 504 Cabriolet 4 cylindres Phase 2 blanche, garée avec élégance sur une route de campagne.
Une Peugeot 504 Cabriolet 4 cylindres Phase 2 blanche, garée avec élégance sur une route de campagne.

L’Option V6 : La Noblesse et le Grand Tourisme

En 1974, Peugeot change la donne. Pour répondre à une concurrence (notamment Mercedes) qui monte en gamme, la marque greffe le tout nouveau V6 PRV (Peugeot-Renault-Volvo) sous le capot de ses coupés et cabriolets. La 504 change de statut.

Avec 2.7 litres de cylindrée et 136 chevaux (puis 144 ch après 1977), le V6 transforme la 504. Ce n’est plus la même voiture. Le véritable atout n’est pas tant la puissance pure que le couple. Le moteur, plein à tous les régimes, offre une souplesse et une allonge que le 4 cylindres ne peut égaler. Le son, rauque et feutré, ajoute une touche de noblesse indéniable.

La 504 Cabriolet V6 devient une véritable machine à « cruiser », une GT capable d’avaler les kilomètres d’autoroute dans un confort princier. En revanche, le poids du V6 sur le train avant (environ 80 kg de plus) la rend plus pataude, moins précise. Elle s’apprécie en conduite coulée, sur le couple.

Publicité
Gros plan sur le monogramme V6 chromé d'une Peugeot 504 Cabriolet bleu foncé, symbole de sa motorisation la plus puissante.
Le sigle V6 : arrivé en 1974, il a fait basculer le cabriolet 504 dans l’univers du Grand Tourisme européen.

Le Match en Chiffres : Rivales Internes

Rien ne vaut un comparatif direct pour visualiser l’écart de performance et de philosophie entre les deux versions phares.

Comparatif Technique : 504 Cabriolet (Phase 2)
Caractéristique 4 Cylindres (2.0L Injection) V6 (2.7L – 144 ch)
Motorisation 4 cyl. en ligne (XN2) V6 à 90° (PRV ZM)
Puissance 106 ch @ 5200 tr/min 144 ch @ 5500 tr/min
Couple 169 Nm @ 3000 tr/min 216 Nm @ 3000 tr/min
Poids à vide ~ 1 210 kg ~ 1 290 kg
Vitesse max ~ 179 km/h ~ 189 km/h

Alors, quel moteur choisir ?

Le choix ne se fait pas sur la fiche technique, mais sur le ressenti. Pour vous aider, voici un arbre de décision stratégique.

Guide d’achat : Quel conducteur de 504 êtes-vous ?

Vous recherchez :

Publicité

L’agilité, la pureté de la ligne, la conduite dynamique et la fiabilité.

Votre choix : 4 Cylindres

Vous recherchez :

Publicité

Le couple, le son du V6, la puissance tranquille et le statut Grand Tourisme.

Votre choix : V6

Le Dilemme du Collectionneur

Le marché actuel reflète cette hésitation. Si les V6, plus rares (surtout les versions 144 ch à injection Bosch K-Jetronic), ont longtemps dominé les cotes, on observe un retour en grâce très marqué des versions 4 cylindres 2.0L injection. Les collectionneurs ont compris que l’équilibre et l’agilité étaient des atouts majeurs.

Publicité

Finalement, le choix est « impossible » car il n’y a pas de mauvaise réponse. Le 4 cylindres est le choix de l’esthète-pilote, le V6 celui de l’amateur de GT. Le seul, l’unique et véritable ennemi de cette voiture, quelle que soit sa motorisation, reste le même depuis 50 ans : la corrosion. C’est elle, et non le moteur, qui devrait être votre premier critère de sélection.

Publicité
Continuer la lecture
Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

EDUARDO BENZ DESIGN

Tendances